Propositions du Service diocésain de la liturgie et de la pastorale sacramentelle, pour le Carême 2012.

Le carême de l’année B :

Le carême comporte des aspects qui reviennent chaque année. Par exemple la liturgie du mercredi des cendres, l’évangile des tentations et celui de la Transfiguration lors des deux premiers dimanches (bien qu’il y ait des connotations différentes suivant les évangiles). Mais il y a aussi des caractéristiques très spécifiques à chaque année liturgique : le carême de l’année A est centré sur l’initiation chrétienne, celui de l’année C sur le pardon et la réconciliation.

Le Carême de l’année B, celui de cette année 2012, peut être cerné sous deux grands aspects, profondément imbriqués l’un dans l’autre :

Carême de l’Alliance.

Les lectures de l’Ancien Testament évoquent les grandes étapes de l’Alliance : l’alliance avec Noé, qui est une alliance universelle (signe de l’arc-en-ciel) ; l’alliance avec Abraham ; l’alliance avec Moise  et le don de la Loi, le renouvellement de l’alliance après les infidélités du peuple et l’exil ; et enfin la perspective d’une alliance nouvelle inscrite dans les cœurs.

La Croix de Jésus, source de l’alliance nouvelle et éternelle.

Les évangiles de cette année sont très centrés sur la croix de Jésus comme manifestation suprême de l’amour de Dieu et comme source de vie et de salut. Jésus, en son sang versé, est reconnu et célébré comme la source d’une alliance nouvelle et éternelle. La fécondité du mystère pascal est au cœur du carême de l’année B.

Cette dimension pascale est déjà présente les deux premiers dimanches du carême. Le récit des tentations dans l’évangile selon saint Marc, court et sobre, met en scène Jésus victorieux de la tentation et inaugurant un monde nouveau, réconcilié avec Dieu. Dans le récit de la Transfiguration, saint Marc insiste sur la blancheur des vêtements de Jésus, la couleur de la résurrection. Après l’évocation de Jésus mort et ressuscité comme nouveau Temple (3e dimanche), nous sommes invités, le 4e dimanche, à « lever les yeux » vers Jésus élevé sur la croix : L’évangile du 5e dimanche est marqué par l’image du grain de blé tombé en terre et qui donne beaucoup de fruit, et aussi par la portée universelle du salut.

Parmi les deuxièmes lectures, plusieurs évoquent le réalisme de la croix du Christ en même temps que sa fécondité.

Le carême de cette année B peut nourrir notre spiritualité synodale. Elle nous mène au cœur du mystère de l’Eglise comme peuple de l’alliance nouvelle, jailli de la Pâque du Christ. En outre, la portée du salut est universelle : quand des Grecs veulent rencontrer Jésus à Jérusalem, Jésus déclare l’heure est venue; c’est l’heure de sa Pâque, l’heure où Jésus élevé sur la croix, attirera à lui tous les hommes. Nous commençons ce carême par l’évocation de l’alliance universelle conclue par Dieu avec Noé, nous le terminons dans l’approche la Pâque annuelle où nous célébrons le salut offert à toute l’humanité : « …le sang de l’Alliance nouvelle et éternelle, qui sera versé pour vous et pour la multitude… ». L’Eglise est la première bénéficiaire de ce salut, et et elle en est le « sacrement », Pour que tous aient la Vie, la Vie en abondance.

Outre les aspects spécifiques à telle année, le carême est toujours un temps de désert et de conversion. Le synode diocésain est aussi une démarche de conversion profonde. Il nous est demandé, et la prière « Adsumus » peut nous y aider, de revêtir une attitude d’humilité et de faire le travail de discernement en nous laissant conduire par l’Esprit-Saint. Les pensées de Dieu ne sont pas celles des hommes ; on a besoin de retrait et de conversion pour entendre « ce que l’Esprit dit aux Eglises » ; on a besoin de conversion pour discerner l’œuvre de Dieu qui se manifeste parfois de manière surprenante. C’est le Seigneur ressuscité qui conduit la barque de l’Eglise, poussée par le vent de l’Esprit, comme le suggère le logo du synode.

Les chants 

On donnera bien sûr la priorité aux chants qui conviennent au mieux pour le carême, et pour le carême de l’année B. En même temps, il est bon que les deux chants signaux du synode soient chantés de temps en temps dans nos assemblées. Et l’idéal est de le faire quand il y a une certaine harmonie avec la liturgie du jour.

« Eglise de ce temps » convient bien quand il y a une fête d’Eglise (la dédicace par exemple) ou une fête d’apôtre. Il pourrait être chanté une ou deux fois pendant le carême, par exemple le 2e dimanche (Transfiguration), le 3e ou le 4e dimanche, particulièrement avec les strophes 1, 2 et 5. ; songeons notamment à la phrase finale de chaque strophe : regarde avec amour ce qui fait ta gloire, regarde avec amour la croix du Seigneur. Il constitue également un bon chant d’ouverture pour la messe chrismale.

S’il y a des célébrations de scrutins avec les catéchumènes les 3e, 4e et 5e dimanches, on proclame les évangiles de l’année A. Dans ce cas, le chant « Pour vous donner la vie » conviendrait bien le troisième dimanche (rencontre de Jésus avec la samaritaine).

Comment intégrer le logo du Synode dans la décoration de nos églises ?

Pourquoi ne pas penser à une belle décoration de carême, puis des autres temps liturgiques qui suivront, en y incorporant l’affiche comportant le logo du synode diocésain ? Peut-être en plaçant l’affiche dans un sobre cadre type « sous-verre » et en la posant, telle une « icône », dans le montage floral habituellement dressé dans le chœur de nos églises…

Les  « fleuristes » de nos paroisses trouveront sans aucun doute la manière la plus harmonieuse pour un tel montage autour du symbole du synode.

Les couleurs chaleureuses du logo illumineront nos décorations sobres de carême et seront en pleine harmonie avec les couleurs de vie du temps de Pâques.

Ainsi disposé, ce logo rappellera à tous, lors des célébrations ou en dehors de celles-ci, que notre diocèse est engagée dans cette démarche synodale pour que tous aient la Vie, la Vie en abondance.