Après le vote définitif des motions pastorales, l’assemblée synodale a entamé le discernement des actions diocésaines concrètes pour mettre en œuvre ces motions. Article publié dans Eglise de Tournai, juillet-août 2013.

Dans un synode, le discernement des motions pastorales constitue un premier temps crucial pour l’assemblée. En effet, à partir des constats et des propositions des équipes synodales, il s’agit de proposer d’abord les axes majeurs par lesquels notre Église diocésaine va chercher à coïncider toujours davantage à sa mission. Ainsi, 11 motions ont été votées pour toujours mieux annoncer la tendresse du cœur de Dieu, célébrer la joie profonde de la Résurrection et servir tout homme et toute femme au nom du Christ.

Ce premier travail important réalisé au sein de l’assemblée nous énonce donc les objectifs que nous voulons poursuivre pour être, en Église diocésaine, davantage signe et moyen de l’union intime avec Dieu et de l’unité de tout le genre humain (LG 1). Maintenant, nous devons aller plus avant, pour proposer des actions diocésaines concrètes permettant de réaliser ces orientations pastorales.

Ce second travail a donc commencé lors de la 4e session de l’assemblée synodale (le 18 mai), en partant à nouveau des propositions des équipes synodales. Il se poursuivra et sera finalisé lors de la 5e session (le 12 octobre). Nous proposons ici quelques éléments pour percevoir l’idée d’ « action diocésaine concrète ».

Une action diocésaine concrète

Le mot « action » signifie une proposition de réalisation effective. Il ne s’agit donc pas de rester au niveau de l’intention ou de l’objectif, mais d’atteindre la mise en œuvre pratique d’un ou plusieurs articles d’une motion pastorale. Quelques verbes ont été proposés à titre de repères pour la rédaction de ces actions : créer, instaurer, mettre sur pied, fonder, proposer, organiser, supprimer, …

Le mot « diocésaine » manifeste que de telles actions doivent avoir une certaine envergure. Certaines actions conduiront à une mise en place centralisée au profit de tout le diocèse ; on peut, par exemple, penser à la création d’un service diocésain, … D’autres actions s’inscriront plutôt au niveau des unités pastorales ou d’un (ou plusieurs) secteurs pastoraux ; on peut ici penser à l’organisation dans chaque UP d’une activité donnée, …

Quant à « concrète », ce mot nous invite à décrire une action bien organisée et structurée. La description de l’action ne sera donc pas constituée d’un catalogue d’éléments variés, mais plutôt d’un unique élément fort (autour duquel peuvent s’articuler différentes précisions). On veillera aussi à ce que chaque proposition ait un caractère très tangible et perceptible, afin qu’elle puisse mener à un début de réalisation dans un délai assez bref.

Pour permettre la mise en œuvre d’une action diocésaine concrète, il sera vraisemblablement nécessaire de libérer des moyens (lieux, personnes, finances…). Aussi, il est proposé que chaque proposition d’action s’accompagne d’une proposition de renoncement. L’idée ici est de mentionner quelque chose qui se fait actuellement et qu’on ne fera plus, pour permettre l’action proposée.

Discerner les actions les plus urgentes

Dans un premier temps, chacune des 39 équipes de l’assemblée synodale peut proposer 3 actions diocésaines concrètes pour la motion qu’elle a déjà travaillée. Ainsi, il lui est demandé de procéder déjà à un discernement parmi l’ensemble de toutes les actions possibles et imaginables. En effet, notre Église diocésaine ne dispose pas de moyens illimités. Par ailleurs, faire un choix permet de manifester toute l’urgence des actions retenues. Quand tout est important… c’est que rien ne l’est vraiment. Ensuite, lors de la prochaine session, les 3 ou 4 équipes ayant travaillé une même motion seront rassemblées pour discerner ensemble les 5 actions à proposer à l’assemblée plénière. C’est donc un deuxième temps de choix, avant le troisième temps constitué par le vote par l’assemblée synodale.