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La prière de l’Adsumus nous accompagne tout au long de notre synode diocésain. Elle éclairera encore notre route lors des élections en vue de constituer l’assemblée synodale.

 

 

Quand on prie l’Adsumus, on peut être surpris par la répétition de ces quelques mots, au début et à la fin : « réunis en ton Nom ». Alors qu’Isidore de Séville semble avoir fait attention à ne pas se répéter, voilà pourtant ce « réunis en ton Nom » qui, en quelque sorte,  encadre cette belle prière à l’Esprit Saint. Aujourd’hui, nous nous reconnaissons « réunis en son Nom » pour suivre le chemin de la vérité et nous mettre à l’écoute de l’Esprit, afin de discerner le but vers lequel nous devons marcher (c’est d’ailleurs l’étymologie du mot « synode » : cheminer ensemble). Et cet aujourd’hui s’ouvre sur l’à-venir, où nous espérons vivre dans l’intimité de la Trinité à nouveau « réunis en son Nom ». En effet, ce Nom est, comme le précise le cœur de la prière, le Nom de Gloire que possèdent ensemble le Père, le Fils et le Saint-Esprit.

Ainsi, ce que nous vivons aujourd’hui dans le cheminement du synode prépare des propositions d’orientations pastorales pour notre diocèse. Mais bien plus encore, cela nous prépare à la vie éternelle, et nous prions pour tous nous y retrouver : « Dans cette existence de chaque jour que nous recevons de ta grâce, la vie éternelle est déjà commencée… » (Missel romain, 6e préface des dimanches) Dans ce temps passé en équipe autour du Christ à chercher la douce volonté du Père, l’Esprit nous fait déjà goûter à la vie éternelle : découvrir que nous sommes heureux de vivre toujours davantage de Dieu, expérimenter que nous voudrions mieux répondre à son Amour en Église, et éprouver la riche fraternité qui, en Christ, unit tout le genre humain.

Tout cela, nous le vivrons encore pendant la phase de l’assemblée synodale, mais sous une autre forme. Comme vous le savez, cette assemblée sera composée de membres de droit et de membres élus. Des élections vont donc avoir lieu, pendant ce mois de juin, tant dans les secteurs de la pastorale que dans les unités pastorales. Pour ces élections, nous devons restés branchés sur l’Esprit…

Il ne s’agit pas ici d’élections comme nous pouvons les connaître aux niveaux communal, législatif, etc. Nous ne verrons pas des candidats faire campagne sur base d’un programme et de promesses qu’ils auront choisis avec leur conseiller politique, ou tenir un meeting rassemblant des foules animées de drapeaux tricolores, ou bien encore participer à un débat vif et tranchant. Rien de tout cela. Il s’agit ici de tout autre chose.

Nous n’avons pas à choisir un candidat selon son propre programme, mais à discerner dans notre communauté ou notre secteur celui ou celle qui correspond le mieux au « Programme » proposé par Isidore de Séville. Lorsque nous élirons un membre de l’assemblée synodale, nous chercherons celui ou celle qui sera le plus à même de se mettre humblement à l’écoute de l’Esprit, le seul conseiller véritable, celui ou celle qui pourra participer au discernement de l’assemblée avec la douceur et l’efficacité de la grâce reçue, celui ou celle qui cherchera Dieu en toutes choses.

Il nous semble donc pertinent de proposer à tous ceux qui participeront à ces élections[1] de méditer l’Adsumus avant de remplir leur bulletin de vote. Ainsi, l’assemblée pourra cheminer à l’écoute de l’Esprit (Ap 2,11), en étant explicitement « réunie en son Nom ».

 



[1] Si tout le monde peut prendre part aux élections comme électeurs, seuls des membres inscrits dans les équipes synodales à la date du 1er juin pourront être élus. Ainsi, l’assemblée synodale sera constituée de membres ayant activement participé à la phase de consultation.

Il appartient aux Responsables des Unités pastorales ou des Secteurs pastoraux d’organiser concrètement les élections, selon la loi synodale et les recommandations du vicaire épiscopal Jean-Pierre Lorette.